baccalauréat

Épreuves de physique-chimie et de sciences de la vie et de la Terre en série S : évaluation des compétences expérimentales

Épreuves de physique-chimie et de sciences de la vie et de la Terre en série S : évaluation des compétences expérimentales - session 2017 :

Cette note de service organise l'évaluation des compétences citées en objet pour toutes les académies de métropole et des DROM, la Polynésie française et les lycées français des pays étrangers du groupe 1, d'Amérique du Nord, du Liban, d'Amérique centrale (sauf Costa Rica), d'Asie et de Brasilia.

Nuage de mot 
ECE baccalauréat
Sciences de la Vie et de la Terre 
Programmes

Une Banque de donnée de sujets de philosophie

Tous les sujets de philosophie du baccalauréat depuis 1996

 

 

 

Tous les sujets de philosophie du baccalauréat depuis 1996

Dernière mise à jour : 22 septembre 2014

948 sujets complets, soit 948 sujets d'explication de texte, 1896 sujets de dissertation, 2844 énoncés

 

         


 

 

 

Qu'est-ce que BDBac 2011 ?

BDBac est une base de données permettant de consulter la totalité (ou presque) des sujets de philosophie sortis au baccalauréat depuis 1996 jusqu’à aujourd’hui, quelles que soient la session, la série, la destination.

Cette base de données présente certaines limitations : les enrichissements typographiques (italiques, gras) ont été supprimés, de même que les capitales accentuées (É, À...), les voyelles ligaturées (œ, Œ...), les tirets cadratins ou demi-cadratins (remplacés par de tirets simples). Les libellés accompagnant les sujets, en particulier les sujets textes, ont été omis. Les textes eux-mêmes comportent parfois, par rapport aux originaux ou aux traductions courantes, des coupures (quelquefois non signalées) ou des modifications. Il est vivement conseillé de se reporter aux textes originaux avant d’en faire usage.

Cette base de données est consultable de trois façons :

  • en ligne, sur n'importe quel appareil connecté à l'internet comportant un navigateur web : ordinateur, smartphone ou tablette (cliquer "Consulter en ligne"). Cette consultation en ligne offre des fonctions de recherche, de tri et de sélection ;
  • en téléchargeant un logiciel, uniquement disponible sous Windows™ à l'heure actuelle (cliquer, dans le menu de gauche, sur "Télécharger". Ce logiciel offre des fonctions de recherche, de tri et de sélection plus complètes que la version en ligne ;
  • en téléchargeant les fichiers au format PDF contenant l'intégralité des sujets, seulement les questions, ou seulement les textes. Les fonctions de recherche, de tri et de sélection sont celles du logiciel utilisé pour consulter ces fichiers, par exemple Acrobat Reader™.
  • A noter : les fichiers PDF disponibles sur le site sont créés à partir des fonctions d'exportation de la base au format RTF du logiciel.

Téléchargement du logiciel

BDBac peut être installé facilement sur tout ordinateur équipé d’une version récente de Windows (XP, Vista, Seven, Windows 8). Il suffit de télécharger le fichier d’installation « setup.exe », et de lancer l’installation en double-cliquant dessus, en suivant les instructions, sans se laisser troubler par les éventuels messages de sécurité : BDBac est fiable et sans danger : 

1°) télécharger setup.exe en cliquant ici, ou en entrant l’adresse suivante dans un navigateur web : http://bdbac.admin.free.fr/dl/setup.exe.

Setup.exe fait moins de 500 Ko, et se télécharge en quelques secondes. Si un avertissement s’affiche, choisir « conserver » : 

2°) double-cliquer sur le fichier setup.exe pour lancer l’installation. Les différents composants de BDBac 2011 sont téléchargés soit, à l’heure actuelle, un peu plus de 9 Mo (il grossit à mesure que la base s’agrandit). Selon la rapidité de la connexion, l’installation peut prendre de quelques secondes à quelques minutes :   

   

À l’issue de l’installation, BDBac se lance automatiquement. 

Téléchargement des PDF 

Les sujets sont disponibles au format PDF, en trois versions : 

Cliquer sur le nom d’un des fichiers l’ouvre dans le navigateur s’il est équipé d’un plug-in Acrobat Reader. Pour le télécharger, cliquer dessus avec le bouton droit de la souris, et demander « enregistrer sous... » 

 

 

 

Philosophie 
Ressources

Sur les épreuves de philosophie au baccalauréat général, écrit et oral

Baccalauréat général

Épreuves de philosophie applicables à compter de la session 2013 de l'examen

NOR : MENE1229925N
note de service n° 2012-118 du 31-7-2012
MEN - DGESCO A2-1


Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; au directeur du service interacadémique des examens et concours de l'Ile-de-France ; aux chefs d'établissement ; aux professeurs

La présente note de service abroge et remplace la note de service modifiée n° 2001-154 du 30 juillet 2001.

SÉRIES L, ES ET S
A - Épreuve obligatoire écrite
Durée : 4 heures
Coefficients : série L : 7, série ES : 4, série S : 3
L'épreuve écrite de philosophie au baccalauréat général porte sur le programme des classes terminales défini, pour chacune des séries, au B.O. n° 25 du 19 juin 2003. Les modalités de l'épreuve sont communes aux trois séries L, ES et S.
Objectifs de l'épreuve
Les objectifs de l'épreuve de philosophie du baccalauréat des séries générales sont conformes aux finalités de l'enseignement de la philosophie formulées par les programmes des trois séries L, ES et S.
Il s'agit d'évaluer l'aptitude du candidat à :
- mobiliser une culture philosophique dont les programmes précisent qu'elle n'est jamais séparable de la réflexion ;
- construire une réflexion pour répondre à une question ou pour expliquer un texte et, dans ce cadre, poser un problème lié à une ou à plusieurs notions de chacun des programmes précités ;
- conduire un raisonnement de manière rigoureuse, en définissant et en analysant les concepts mobilisés, en appréciant la valeur d'un argument et en discutant une thèse de manière pertinente et en rapport avec la ou les notions des programmes précités qu'elle met en jeu ;
- procéder avec méthode, introduire un problème, organiser sa réflexion en étapes en analysant les exemples, les termes ou les formulations qu'elle mobilise, enchaîner logiquement ses idées en établissant une transition entre elles, et proposer une conclusion.
Ces aptitudes sont évaluées, non comme des items indépendants les uns des autres, mais dans leur ensemble au travers de la démarche singulière de chaque candidat confronté à une question ou à un texte philosophiques eux-mêmes singuliers.
La clarté et la correction de l'expression sont, en tout état de cause, requises.
Structure de l'épreuve
Dans toutes les séries, trois énoncés de sujet sont proposés au choix du candidat. Ils pourront porter sur toutes les parties du programme de chacune des séries. 
Deux de ces énoncés, dits « sujets de dissertation », sont constitués par une question qu'il est demandé aux candidats de traiter. Le troisième énoncé de sujet est constitué par un texte dont l'auteur figure dans la liste des auteurs des programmes, et qu'il est demandé au candidat d'expliquer. 
Ce texte est accompagné de la consigne suivante :
Expliquer le texte suivant : 
[Texte, auteur, titre et date ou époque de composition ou de publication de l'œuvre]
La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.
Aucun délai n'est imposé au candidat concernant le choix de l'énoncé.
Nature des sujets
Les sujets proposés aux candidats tiennent compte des conditions et des exigences formulées par les programmes en vigueur, et permettent une évaluation équitable et adaptée à chaque série. Ils donnent aux candidats l'occasion de mobiliser la culture philosophique acquise par leur travail, en liaison avec le programme, sans pour autant exiger des connaissances particulières, une familiarité avec telle ou telle tradition philosophique ou encore une habileté hors de portée d'un candidat moyen.
a. Les questions (sujets 1 et 2)
Les sujets de dissertation prennent, dans toute la mesure du possible, la forme d'une question directe. Les intitulés de sujet appellent une discussion rigoureuse sur une ou plusieurs notions du programme, et celles-ci sont aisément repérables par les candidats. Ces derniers sont invités, par cette question, à en explorer les enjeux et à examiner de façon critique et ordonnée la ou les réponses qu'elle appelle.
Pour la formulation des questions, on écartera en particulier :
- les libellés dont le rapport aux notions du programme est insuffisamment apparent ;
- les libellés constitués d'une citation ;
- les libellés supposant l'acceptation préalable d'une thèse, ou demandant simplement d'en préciser les termes et le sens ;
- les libellés combinant plusieurs questions.
b. L'explication de texte (sujet 3)
La nature de l'épreuve incite à éviter les textes les plus fréquemment expliqués en classe et notamment les extraits reproduits dans les manuels scolaires.
Le texte, emprunté à un auteur figurant dans la liste des auteurs du programme de chacune des trois séries L, ES et S, se rapporte explicitement à une ou plusieurs notions du programme. D'une longueur de dix à vingt lignes, sa compréhension précise permet au candidat, comme l'y invite la consigne accompagnant le texte, de mettre en évidence le cheminement et les enjeux d'une pensée dont il découvre l'exposé. Le texte est par conséquent aussi simple que possible et ne requiert aucune connaissance particulière de la doctrine de l'auteur ou d'une doctrine philosophique déterminée. Il ne comporte pas de termes techniques ni ne renvoie à des connaissances spécialisées.
Évaluation et notation
L'évaluation de la copie du candidat est globale. Qu'il s'agisse de la dissertation ou de l'explication de texte, la nature des exercices philosophiques proposés aux candidats exclut tout barème ou grille de notation fixés d'avance. Elle impose en revanche que des critères de correction soient collégialement élaborés par les correcteurs dans le cadre de réunions plénières d'entente et d'harmonisation. Les correcteurs procèdent alors à l'analyse attentive des difficultés singulières de chaque sujet et à l'examen d'un certain nombre de copies représentatives de ces difficultés.
Aucune méthode, aucun plan ne sont imposés ni interdits au candidat, dès lors qu'il effectue l'exercice demandé en manifestant les aptitudes requises. On ne saurait non plus identifier l'existence d'une culture philosophique à la simple présence, dans une copie, de références non commentées, de citations éparses ou de noms d'auteurs sans une référence à tel ou tel de leurs arguments.
La nature de l'épreuve n'appelle pas la simple restitution de connaissances. L'exigence d'une culture philosophique accompagne un effort de pensée qui comporte lui-même, inévitablement, une part de risque. Aussi la nature de l'épreuve impose-t-elle aux correcteurs de tenir le plus largement compte, dans leur évaluation, de la réalité de cet effort, même lorsqu'il n'est pas abouti.

B - Épreuve orale de contrôle
Durée : 20 minutes.
Temps de préparation : 20 minutes.
Le candidat présente à l'examinateur la liste des œuvres philosophiques dont l'étude est obligatoire, rigoureusement choisies selon les modalités prévues par les programmes :
- deux œuvres au moins en série L ;
- une œuvre au moins dans les séries ES et S.
Lorsqu'une des œuvres aura été étudiée seulement dans certaines de ses parties, la délimitation précise de celles-ci sera explicitement indiquée. Le candidat sera porteur d'un exemplaire de chacun des ouvrages figurant sur la liste.
L'épreuve orale portera obligatoirement sur l'une des œuvres présentées, dont un bref fragment devra être expliqué, en liaison avec les notions du programme. Au cas où le candidat ne présente aucune liste, ou présente une liste non conforme au programme, cette situation est consignée au procès-verbal de l'épreuve. Il est recommandé à l'examinateur, dans ce cas, de présenter au candidat deux ou trois œuvres. Le candidat choisit l'une d'entre elles, dont il lui est demandé d'expliquer un bref fragment.
Prenant place dans un oral de contrôle, l'interrogation ne saurait exiger du candidat des connaissances qui n'ont pas été attendues de lui dans le cadre de l'épreuve écrite. L'interrogation permet en revanche au candidat de faire preuve de connaissances élémentaires (vocabulaire philosophique, questions fondamentales des traditions philosophiques), de tirer parti de ses qualités de réflexion et d'expression, ainsi que des lectures qu'il aura pu faire au cours de son année de classe terminale ou, s'il s'agit d'un candidat libre, au cours de sa période de formation ou d'auto-formation.

Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,
Le directeur général de l'enseignement scolaire,
Jean-Michel Blanquer
Philosophie 
Instructions

Sur la notation, et les réunions d’entente et d’harmonisation au baccalauréat

Harmonisation de la notation aux épreuves écrites du baccalauréat

Références : Note de service n°95-113 du 9 mai 1995 publiée au Bulletin officiel n°20 du 18 mai 1995.

Dans certaines disciplines, les notes attribuées peuvent varier sensiblement d' un correcteur à l'autre quand par sondage une double correction est effectuée. Or, au regard des programmes et des définitions d'épreuves écrites, il est nécessaire de concilier l'homogénéité de correction avec la liberté pédagogique des professeurs et la souveraineté des jurys d' examens.

C'est pourquoi les dispositions applicables à la notation des épreuves notamment en ce qui concerne les procédures d'harmonisation qui ont fait la preuve de leur efficacité doivent être rappelées. Il appartient à chaque correcteur, dans l'ensemble des disciplines, de participer obligatoirement aux réunions d'entente et d'harmonisation déjà prévues par la réglementation antérieure. Ces réunions font partie du processus de correction. Leur importance justifie que chacun se fasse un devoir de contribuer à leur efficacité.

LA COMMISSION D'ENTENTE

Il s'agit pour la réunion d'entente de rappeler et de confirmer les exigences communément admises pour l'évaluation des copies, compte tenu de la spécificité de chaque discipline, dont l'explicitation est utile aux nouveaux correcteurs, aux candidats et à l'opinion en général, et surtout d'en ébaucher l'application par un exercice réel de notation en commun, avec la volonté pour chacun de confronter son jugement à celui des autres enseignants dans la recherche d'un point de vue qui ne soit pas celui (ou plus) celui d'un seul. Cet effort d'évaluation objective sera vain s'il n' est complété par l'adoption ou le rappel de quelques principes communs de notation, traduits également en termes concrets dans l'échelle des notes utilisée qui ne doit pas être comprise comme un barème, avec le souci de distinguer les copies, de valoriser les meilleures.

Il ne suffit pas que l'accord s'établisse entre correcteurs sur la hiérarchie qualitative des copies, il faut encore qu'ils utilisent les mêmes repères de notation. C'est lors de cette réunion que les correcteurs peuvent être invités à être explicites dans leurs annotations en tête et en marge des copies pour faciliter tout à la fois les délibérations des jurys (après lesquelles sont arrêtées les notes définitives), et répondre aux interrogations des candidats autorisés à demander la consultation de leurs copies. Un travail important doit être accompli au cours de cette réunion, qu'il faut reprendre et renouveler chaque année (avec de nouveaux correcteurs et sur de nouveaux sujets).

Le recteur veillera donc à la constitution des commissions d'entente, et à la diffusion de leurs recommandations à l'ensemble des correcteurs concernés. Ces commissions d'entente pourront avoir une dimension départementale ou académique selon les nécessités et les contraintes d'organisation. Ces commissions seront présidées par l'inspecteur pédagogique régional de la spécialité ou, en, cas d'impossibilité, par un enseignant désigné par lui. Cette faculté d' appréciation laissée à la commission d' entente ne doit toutefois pas la conduire à substituer aux recommandations barêmées un autre système de notation. En cas de difficultés particulières, il appartiendra aux académies utilisatrices de se rapprocher de l' académie pilote pour arrêter une position commune.

Par ailleurs, là ou elle n'existe pas, une permanence téléphonique d'information sera mise à la disposition des correcteurs dans l'hypothèse où ces derniers connaîtraient des difficultés particulières pendant toute la durée des corrections. Elle répond individuellement aux questions des correcteurs, donne avis et conseils. Elle peut alerter, sous couvert du recteur, l'académie pilote responsable du choix du sujet, en cas de difficultés inattendues survenues en cours de correction. Cette permanence sera assurée, dans toute la mesure du possible par un inspecteur pédagogique régional, ou à défaut, par un enseignant désigné par lui.

HARMONISATION DE LA NOTATION

La réunion d'harmonisation complète la réunion d'entente. Elle permet la comparaison des résultats (des moyennes et des répartitions des notes entre correcteurs et par sujet...), une nouvelle lecture de telle ou telle copie ou type de copie, la recherche des causes objectives susceptibles d'expliquer les écarts de notes importants, la révision éventuelle de certaines notes après discussion. Elle doit avoir lieu en fin de correction, mais de façon à permettre encore d'ultimes modifications. A cet effet, je demande aux recteurs de veiller personnellement au bon déroulement de ces réunions. Elle doivent se tenir à une date et une heure qui laissent aux correcteurs le temps d'avoir pris connaissance d'un certain nombre de copies.

En outre, à l'issue du premier groupe d' épreuves, les délibérations du jury doivent permettre la comparaison des résultats, à savoir des moyennes et des répartitions de notes entre correcteurs, le cas échéant par sujet. Afin de permettre ces comparaisons, les différents correcteurs sont tenus de remettre leurs grilles de notation (répartition des notes de 0 à 20 et moyenne) aux présidents de jurys. Par ailleurs, les jurys doivent disposer de toutes les informations statistiques nécessaires notamment sur la session en cours et les sessions précédentes.

Le président du jury a un rôle de décision en matière de relèvement des notes des candidats ; en cas de trop grande disparité dans la notation de certaines copies, après avoir recueilli l'avis du jury, il demande si nécessaire leur révision.

Le chef de centre d'examen peut également porter à la connaissance du président du jury, toutes les informations et les éléments utiles à la délibération, notamment ceux relatifs au déroulement des épreuves, aux contestations de notes.

LA NOTE

Le décret portant réglementation de l'examen précise que les notes varient de 0 à 20 en points entiers. L'échelle des notes de 0 à 20 doit être utilisée dans toute sa plénitude, au-delà des seuils critiques de 8,10 et 12. Il va de soi que ces dispositions concernent l'ensemble des disciplines. Il est en effet anormal que des copies considérées comme bonnes fassent l'objet d' une notation proche de la moyenne privant ainsi les meilleurs candidats de l'avantage légitime qu'ils peuvent escompter. En outre, l'usage d'une échelle limitée autour de la moyenne minimise l'influence de la discipline dans le résultat de l' examen. Par ailleurs, chaque note devant être exprimée en points entiers, lorsque plusieurs correcteurs participent à la notation d'une même épreuve, c'est la seule note finale qui peut être, en tant que de besoin, arrondie au point supérieur.

Enfin, le résultat de l'examen ne doit pas apparaître au candidat comme une décision dont la motivation lui échapperait : c'est pourquoi les notes doivent impérativement être justifiées par des appréciations claires et précises, autant sur les copies d'écrit que sur les bordereaux d'interrogations orales.

Philosophie 
Instructions

Les sujets des épreuves du bac 2013 comme le rappel des racines citoyennes de la réflexion philosophique

Bac philo 2013 : Sous le signe de l'éthique et du politique

 Article de Jeann-Claire Fumet paru dans le Café Pédagogique, le 18 juin2013

L'épreuve de philosophie, comme tous les ans, a ouvert la semaine du baccalauréat, et comme tous les ans, les sujets ont fait l'objet de l'attention générale. Des sujets classiques et équilibrés dans les séries générales comme dans les séries technologiques, avec une pointe de difficulté dans la Série ES, et une sensible orientation des thèmes vers les questions d'éthique et de politique. Influence de l'actualité ? On y verra plus raisonnablement le rappel des racines citoyennes de la réflexion philosophique, et la manière dont elle peut contribuer à donner sens aux contingences actuelles les plus variables de la vie collective.

La filière Littéraire bénéficiait du choix le plus classique : « Le langage n'est-il qu'un outil ? » renvoie à l'équivoque du langage comme moyen de communication et d'expression, mais aussi comme lieu de création de la pensée et de l'émergence du logos, voire de réalisation du monde de signe où nous nous existons. « La science se limite-t-elle à constater les faits ? » invitait à examiner le statut épistémologique de l'objet naturel de la connaissance, découpé par la perception, construit par l'intellection, structuré par la compréhension rationnelle. Enfin, une Lettre de Descartes à la Princesse Élisabeth proposait au lecteur de parcourir le chemin qui relie chacun à l'ensemble de la collectivité et fait du bien public le seul véritable objet de son contentement éthique.

Les scientifiques ont travaillé sur le sujet qui aura sans doute le plus fait parler de lui : « Peut-on agir moralement sans s'intéresser à la politique ? ». Il invitait à questionner la possibilité d'une dimension seulement individuelle de l'action morale, en tant qu'intervention effective dans la sphère du réel,  mais aussi à réinvestir la pensée du politique de la préoccupation morale que la philosophie lui a toujours attribué. « Le travail permet-il de prendre conscience de soi ? » permettait d'explorer les dimensions du travail au-delà de son sens économique, comme effort de formation de la matière jusqu'en soi-même, mais aussi d'interroger les formes destructrices qu'il prend lorsqu'il perd la mesure de l'humain. Enfin, un texte de Bergson sur le jugement vrai permettait de mettre en question  la métaphore  de la concordance avec le réel comme forme sans objet adéquat.

Pour les élèves de sciences Économiques et Sociales , mieux valait prendre le temps de la réflexion avant de s'engager : « Que devons-nous à l’État ? », n'appelait pas une énumération positive ou négative, mais la construction raisonnée des conditions d'une relation réciproque de la citoyenneté à la souveraineté, des institutions aux sujets politiques. Quant à « Interprète-t-on à défaut de connaître ? », il engageait à établir, au-delà de l'opposition suggérée, la différence des modalités d'intellection réfléchie selon la nature et l'objet étudié, en particulier dans les sciences humaines, mais aussi dans la sphère infiniment extensible de la symbolisation signifiante. Le texte d'Anselme de Cantorbéry présentait une difficile démonstration de la liberté de la volonté, centrée sur la notion de rectitude : celle-ci semble avoir posé problème à nombre d'élèves, au regard de leurs questions à la sortie de l'épreuve.

Pour les séries Technologiques, un sujet familier des salles de classe :  « Être libre, est-ce n'obéir à aucune loi ? », qui interroge la distinction entre impulsion et autonomie, mais aussi l'opposition entre légalisme et liberté de conscience, entre autres. « La diversité des cultures sépare-t-elle les hommes ? » incitait à réfléchir sur le repli identitaire et l'universalité de valeurs communes toujours à construire et à réinventer. Un texte des Règles pour la Direction de l'Esprit de Descartes, évoquait la nécessaire appropriation des savoirs par le jugement personnel, par opposition à l'autorité de la tradition.

Un ensemble de questions choisi dans le souci visible de ne pas déstabiliser les élèves et de croiser des domaines du programme généralement bien parcourus. Mais il n'en demeure pas moins que le champ indéfiniment extensible des questions possibles à partir de l'actuel programme de notions constitue une réelle difficulté qu'il faudra se résoudre à aborder. Préparer correctement les élèves à l'évaluation finale reste une gageure redoutable pour les enseignants de philosophie.

Jeanne-Claire Fumet

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