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Etre enseignant dans le secondaire

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Sur les épreuves de philosophie au baccalauréat général, écrit et oral COMPLEMENT

En complément des instructions de la note de service n° 2012-118 du 31-7-2012 (B.O.E.N. n°31 du 30 août 2012), il convient que les professeurs de philosophie des séries générales supervisent l'établissement de la liste des oeuvres suivies étudiées en cours d'année et présentées à l'épreuve orale dite "de rattrapage" par les élèves souhaitant améliorer la note de philosophie obtenue aux épreuves écrites du baccalauréat. Une fois établie, cette liste devra être visée par le professeur, puis par le chef d'établissement (public ou privé) et accompagner le livret scolaire du candidat.

Paul MATHIAS
Inspecteur général de l'éducation nationale
Doyen du groupe Philosophie

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Sur les épreuves de philosophie au baccalauréat général, écrit et oral

Baccalauréat général

Épreuves de philosophie applicables à compter de la session 2013 de l'examen

NOR : MENE1229925N
note de service n° 2012-118 du 31-7-2012
MEN - DGESCO A2-1


Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; au directeur du service interacadémique des examens et concours de l'Ile-de-France ; aux chefs d'établissement ; aux professeurs

La présente note de service abroge et remplace la note de service modifiée n° 2001-154 du 30 juillet 2001.

SÉRIES L, ES ET S
A - Épreuve obligatoire écrite
Durée : 4 heures
Coefficients : série L : 7, série ES : 4, série S : 3
L'épreuve écrite de philosophie au baccalauréat général porte sur le programme des classes terminales défini, pour chacune des séries, au B.O. n° 25 du 19 juin 2003. Les modalités de l'épreuve sont communes aux trois séries L, ES et S.
Objectifs de l'épreuve
Les objectifs de l'épreuve de philosophie du baccalauréat des séries générales sont conformes aux finalités de l'enseignement de la philosophie formulées par les programmes des trois séries L, ES et S.
Il s'agit d'évaluer l'aptitude du candidat à :
- mobiliser une culture philosophique dont les programmes précisent qu'elle n'est jamais séparable de la réflexion ;
- construire une réflexion pour répondre à une question ou pour expliquer un texte et, dans ce cadre, poser un problème lié à une ou à plusieurs notions de chacun des programmes précités ;
- conduire un raisonnement de manière rigoureuse, en définissant et en analysant les concepts mobilisés, en appréciant la valeur d'un argument et en discutant une thèse de manière pertinente et en rapport avec la ou les notions des programmes précités qu'elle met en jeu ;
- procéder avec méthode, introduire un problème, organiser sa réflexion en étapes en analysant les exemples, les termes ou les formulations qu'elle mobilise, enchaîner logiquement ses idées en établissant une transition entre elles, et proposer une conclusion.
Ces aptitudes sont évaluées, non comme des items indépendants les uns des autres, mais dans leur ensemble au travers de la démarche singulière de chaque candidat confronté à une question ou à un texte philosophiques eux-mêmes singuliers.
La clarté et la correction de l'expression sont, en tout état de cause, requises.
Structure de l'épreuve
Dans toutes les séries, trois énoncés de sujet sont proposés au choix du candidat. Ils pourront porter sur toutes les parties du programme de chacune des séries. 
Deux de ces énoncés, dits « sujets de dissertation », sont constitués par une question qu'il est demandé aux candidats de traiter. Le troisième énoncé de sujet est constitué par un texte dont l'auteur figure dans la liste des auteurs des programmes, et qu'il est demandé au candidat d'expliquer. 
Ce texte est accompagné de la consigne suivante :
Expliquer le texte suivant : 
[Texte, auteur, titre et date ou époque de composition ou de publication de l'œuvre]
La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.
Aucun délai n'est imposé au candidat concernant le choix de l'énoncé.
Nature des sujets
Les sujets proposés aux candidats tiennent compte des conditions et des exigences formulées par les programmes en vigueur, et permettent une évaluation équitable et adaptée à chaque série. Ils donnent aux candidats l'occasion de mobiliser la culture philosophique acquise par leur travail, en liaison avec le programme, sans pour autant exiger des connaissances particulières, une familiarité avec telle ou telle tradition philosophique ou encore une habileté hors de portée d'un candidat moyen.
a. Les questions (sujets 1 et 2)
Les sujets de dissertation prennent, dans toute la mesure du possible, la forme d'une question directe. Les intitulés de sujet appellent une discussion rigoureuse sur une ou plusieurs notions du programme, et celles-ci sont aisément repérables par les candidats. Ces derniers sont invités, par cette question, à en explorer les enjeux et à examiner de façon critique et ordonnée la ou les réponses qu'elle appelle.
Pour la formulation des questions, on écartera en particulier :
- les libellés dont le rapport aux notions du programme est insuffisamment apparent ;
- les libellés constitués d'une citation ;
- les libellés supposant l'acceptation préalable d'une thèse, ou demandant simplement d'en préciser les termes et le sens ;
- les libellés combinant plusieurs questions.
b. L'explication de texte (sujet 3)
La nature de l'épreuve incite à éviter les textes les plus fréquemment expliqués en classe et notamment les extraits reproduits dans les manuels scolaires.
Le texte, emprunté à un auteur figurant dans la liste des auteurs du programme de chacune des trois séries L, ES et S, se rapporte explicitement à une ou plusieurs notions du programme. D'une longueur de dix à vingt lignes, sa compréhension précise permet au candidat, comme l'y invite la consigne accompagnant le texte, de mettre en évidence le cheminement et les enjeux d'une pensée dont il découvre l'exposé. Le texte est par conséquent aussi simple que possible et ne requiert aucune connaissance particulière de la doctrine de l'auteur ou d'une doctrine philosophique déterminée. Il ne comporte pas de termes techniques ni ne renvoie à des connaissances spécialisées.
Évaluation et notation
L'évaluation de la copie du candidat est globale. Qu'il s'agisse de la dissertation ou de l'explication de texte, la nature des exercices philosophiques proposés aux candidats exclut tout barème ou grille de notation fixés d'avance. Elle impose en revanche que des critères de correction soient collégialement élaborés par les correcteurs dans le cadre de réunions plénières d'entente et d'harmonisation. Les correcteurs procèdent alors à l'analyse attentive des difficultés singulières de chaque sujet et à l'examen d'un certain nombre de copies représentatives de ces difficultés.
Aucune méthode, aucun plan ne sont imposés ni interdits au candidat, dès lors qu'il effectue l'exercice demandé en manifestant les aptitudes requises. On ne saurait non plus identifier l'existence d'une culture philosophique à la simple présence, dans une copie, de références non commentées, de citations éparses ou de noms d'auteurs sans une référence à tel ou tel de leurs arguments.
La nature de l'épreuve n'appelle pas la simple restitution de connaissances. L'exigence d'une culture philosophique accompagne un effort de pensée qui comporte lui-même, inévitablement, une part de risque. Aussi la nature de l'épreuve impose-t-elle aux correcteurs de tenir le plus largement compte, dans leur évaluation, de la réalité de cet effort, même lorsqu'il n'est pas abouti.

B - Épreuve orale de contrôle
Durée : 20 minutes.
Temps de préparation : 20 minutes.
Le candidat présente à l'examinateur la liste des œuvres philosophiques dont l'étude est obligatoire, rigoureusement choisies selon les modalités prévues par les programmes :
- deux œuvres au moins en série L ;
- une œuvre au moins dans les séries ES et S.
Lorsqu'une des œuvres aura été étudiée seulement dans certaines de ses parties, la délimitation précise de celles-ci sera explicitement indiquée. Le candidat sera porteur d'un exemplaire de chacun des ouvrages figurant sur la liste.
L'épreuve orale portera obligatoirement sur l'une des œuvres présentées, dont un bref fragment devra être expliqué, en liaison avec les notions du programme. Au cas où le candidat ne présente aucune liste, ou présente une liste non conforme au programme, cette situation est consignée au procès-verbal de l'épreuve. Il est recommandé à l'examinateur, dans ce cas, de présenter au candidat deux ou trois œuvres. Le candidat choisit l'une d'entre elles, dont il lui est demandé d'expliquer un bref fragment.
Prenant place dans un oral de contrôle, l'interrogation ne saurait exiger du candidat des connaissances qui n'ont pas été attendues de lui dans le cadre de l'épreuve écrite. L'interrogation permet en revanche au candidat de faire preuve de connaissances élémentaires (vocabulaire philosophique, questions fondamentales des traditions philosophiques), de tirer parti de ses qualités de réflexion et d'expression, ainsi que des lectures qu'il aura pu faire au cours de son année de classe terminale ou, s'il s'agit d'un candidat libre, au cours de sa période de formation ou d'auto-formation.

Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,
Le directeur général de l'enseignement scolaire,
Jean-Michel Blanquer
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Sur l'Accompagnement Personnalisé

Accompagnement personnalisé au lycée d'enseignement général et technologique

NOR : MENE1002847C
RLR : 520-1
circulaire n° 2010-013 du 29-1-2010
MEN - DGESCO A1-3


Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, directrices et directeurs des services départementaux de l'Éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux, aux chefs d'établissement d'enseignement ; aux enseignants du second degré L'accompagnement personnalisé concerne la classe de seconde générale et technologique à compter de la rentrée 2010, les classes de première à compter de la rentrée 2011 et les classes terminales à compter de la rentrée 2012 (cf. articles R. 421-2, R. 421-41-3, R. 421-44,D. 333-2 du code de l'Éducation et les arrêtés relatifs à l'organisation et aux horaires de la classe de seconde et du cycle terminal général en date du 27 janvier 2010, publiés au Journal officiel de la République française du 28 janvier 2010). Principes de l'accompagnement personnalisé L'accompagnement personnalisé est un temps d'enseignement intégré à l'horaire de l'élève qui s'organise autour de trois activités principales : le soutien, l'approfondissement et l'aide à l'orientation. Distinct du face-à-face disciplinaire, il s'adresse à tous les élèves tout au long de leur scolarité au lycée. L'horaire prévu est pour chaque élève de 72 heures par année. Cette enveloppe annuelle, qui correspond à deux heures hebdomadaires, peut être modulée en fonction des choix pédagogiques de l'établissement. L'accompagnement personnalisé est conduit de manière privilégiée dans le cadre de groupes à effectifs réduits. Il peut, par exemple, prendre la forme d'un suivi plus particulier d'un ou de quelques élèves, via l'usage des technologies de l'information et de la communication. Dans tous les cas, la liberté d'initiative et d'organisation reconnue aux équipes pédagogiques doit leur permettre de répondre de manière très diversifiée aux besoins de chaque élève avec toute la souplesse nécessaire. Au sein de l'établissement, l'accompagnement personnalisé doit être construit de façon cohérente avec le tutorat, les stages de remise à niveau ou les stages passerelles. Tous doivent concourir à un meilleur accompagnement et à une meilleure orientation pour chaque élève. Contenus L'accompagnement personnalisé comprend des activités coordonnées de soutien, d'approfondissement, d'aide méthodologique et d'aide à l'orientation, pour favoriser la maîtrise par l'élève de son parcours de formation et d'orientation. Il s'appuie sur les technologies de l'information et de la communication pour l'éducation (TICE). Il prend notamment la forme de travaux interdisciplinaires. L'accompagnement comprend, à l'initiative des équipes pédagogiques, des activités comportant notamment : - le travail sur les compétences de base : compréhension du travail attendu et organisation personnelle pour y répondre, expression et communication écrites et orales, prise de notes, analyse et traitement d'une question, capacité à argumenter, recherche documentaire, maîtrise et utilisation responsable des technologies de l'information et de la communication, activités contribuant au renforcement de la culture générale (conférences), aide méthodologique à l'écrit comme à l'oral, etc. ; - les travaux interdisciplinaires : thèmes de travail choisis par les élèves ou les professeurs ; projets individuels ou collectifs ; - la construction d'un parcours de formation et d'orientation réfléchi prenant appui sur le passeport orientation formation, l'orientation active, la préparation à l'enseignement supérieur, la participation de représentants des différentes branches d'activité professionnelle, la découverte in situ des métiers, etc. L'accompagnement tient compte des entretiens personnalisés d'orientation conduits par les professeurs principaux avec le concours des conseillers d'orientation-psychologues. Les parents sont associés à ces entretiens. Les différentes formes et modalités de l'accompagnement personnalisé peuvent être proposées aux élèves, selon l'évolution des besoins de ces derniers, à des moments et à des rythmes différents tout au long de leur scolarité. L'accompagnement personnalisé : - en classe de seconde, permet avant tout à l'élève de se doter de méthodes pour tirer profit de ses études et construire un projet personnel ; - en classe de première, favorise l'acquisition de compétences propres à chaque voie de formation tout en lui permettant de développer son projet d'orientation post-bac. L'articulation avec le travail réalisé en TPE est à valoriser ; - en classe terminale, prend appui sur les enseignements spécifiques, et sur les enseignements constituant les dominantes disciplinaires des séries concernées. Il contribue à la préparation à l'enseignement supérieur. Mise en œuvre L'équipe pédagogique élabore le projet d'accompagnement personnalisé. Ce projet est examiné par le conseil pédagogique, qui en débat, et formalise la proposition. Le conseil des délégués pour la vie lycéenne est consulté sur ce projet. La proposition est présentée par le proviseur à l'approbation du conseil d'administration. Sous l'autorité du chef d'établissement, l'équipe pédagogique met en œuvre les choix retenus par le conseil d'administration, et le professeur principal en assure la coordination. Tous les professeurs, quelle que soit leur discipline, peuvent participer à l'accompagnement personnalisé dans le cadre de leur service ou en heures supplémentaires. Les professeurs en charge de l'accompagnement personnalisé peuvent s'appuyer sur l'aide du conseiller principal d'éducation ainsi que celle des conseillers d'orientation-psychologues. L'ensemble des ressources de l'établissement, en particulier le centre de documentation et d'information, ainsi que les partenariats que le lycée a constitués, sont mobilisés. L'accompagnement personnalisé fait l'objet d'une évaluation en fin d'année à laquelle participe le conseil pédagogique. Formation, accompagnement des professeurs et ressources pédagogiques Des actions spécifiques de formation seront mises en place, dans le cadre du programme national de pilotage, en direction des corps d'encadrement. Une attention particulière sera portée à la formation des personnels de direction pour la mise en place de l'accompagnement personnalisé, dans le cadre de l'autonomie des établissements. Dès le premier semestre 2010, les enseignants seront spécifiquement formés à l'accompagnement personnalisé et des ressources nationales seront proposées aux équipes sur le site Éduscol. S'agissant de l'orientation, «15 repères pour la mise en œuvre du parcours de découverte des métiers et des formations » sont en ligne à l'adresse suivante : eduscol.education.fr/parcours-decouverte. Des outils spécifiques sont également développés par l'Onisep.

Pour le ministre de l'Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, 
et par délégation, 
Le directeur général de l'enseignement scolaire 
Jean-Michel Blanquer 

Pour le ministre de l'Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, 
et par délégation, 
Le directeur général de l'enseignement scolaire 
Jean-Michel Blanquer 
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La philosophie avant la classe de terminale

« Philosophie au lycée avant la classe terminale »

Appel à projets

NOR : MENE1100064C
circulaire n° 2011-023 du 21-2-2011
MEN - DGESCO A3-1


Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux proviseurs ; aux professeurs L'enseignement de la philosophie au lycée a sa place dans la classe terminale des séries générales et technologiques. Il y poursuit une double finalité : « favoriser l'accès de chaque élève à l'exercice réfléchi du jugement et lui offrir une culture philosophique initiale ». Cet enseignement est maintenu dans ses programmes, finalités, contenus et horaires actuels. En outre, à partir de la rentrée 2011, des interventions de professeurs de philosophie en classe de seconde et dans les trois séries de première générale du lycée pourront être développées et organisées dans le cadre des projets d'établissement et dans le respect des marges d'autonomie offertes par la réforme du lycée. Ces interventions aborderont des problématiques variées en relation avec les programmes de l'ensemble des disciplines enseignées. Il est important que les interventions des professeurs de philosophie en classes de seconde et de première, en coordination avec les autres professeurs, puissent concerner tous les enseignements, scientifiques, littéraires et artistiques. Ces interventions auront pour objectif de préparer l'élève « à développer l'aptitude à l'analyse, le goût des notions exactes et le sens de la responsabilité intellectuelle ». En lien avec les différentes disciplines, elles contribueront également à donner à l'élève la perception de l'unité des savoirs et le sens de la rigueur intellectuelle. À ce stade du parcours des élèves, cette première approche de la démarche philosophique n'a pas pour but de transmettre un corpus philosophique aux lycéens, mais de les entraîner progressivement à construire une réflexion rigoureuse. Cette démarche apporte sa contribution aux grands objectifs assignés au lycée ; elle aide notamment les élèves à gagner en autonomie et elle favorise une orientation personnelle et réfléchie. Objectifs 1. Accompagner la progression vers la maturité intellectuelle La pratique de la philosophie stimule la réflexion, incite à l'analyse, contribue à la formation du jugement et favorise l'accession à l'autonomie. Cette pratique, qui encourage le développement de la réflexion personnelle, a des conséquences sur la découverte de soi et donc sur l'élaboration d'un projet personnel d'orientation (choix des options, voies et séries proposées), et sur la construction d'un projet professionnel. 2. Donner plus de sens au parcours scolaire par des pratiques interdisciplinaires L'intervention des professeurs de philosophie est conçue selon des modalités différentes de celles de la classe terminale ; elle prend, en particulier, une forme interdisciplinaire. La présence d'un professeur de philosophie dans le cours d'un professeur d'une autre discipline met en perspective les disciplines et les savoirs. Elle aide l'élève à mieux percevoir et comprendre leurs liens. Cette approche interdisciplinaire met l'élève en situation de réfléchir au statut des connaissances qu'il acquiert. Elle peut également le conduire à s'interroger sur l'utilisation et les apports des outils technologiques d'information, de communication et de connaissance. L'élève saisit mieux le sens de son parcours de formation au lycée ; son intérêt s'en trouve renforcé. 3. Familiariser les lycéens avec la pratique de la philosophie En seconde ou en première, cette approche des démarches philosophiques prépare l'apprentissage de la philosophie en classe terminale. Les projets, conçus sous une forme interdisciplinaire, ancrent une discipline nouvelle pour les élèves dans des enseignements connus ou familiers. Mieux informés et sensibilisés, les élèves abordent avec de meilleures chances de réussite la classe terminale et la préparation des épreuves du baccalauréat. En répondant aux interrogations des élèves, la découverte de la philosophie peut également encourager l'orientation vers la série littéraire.
Modalités 1. Interventions ciblées d'un professeur de philosophie dans les cours d'autres disciplines (classes de seconde et de première) En seconde comme en première, cette introduction de la philosophie prend prioritairement la forme d'interventions ciblées d'un professeur de philosophie dans les cours d'autres disciplines ou enseignements. Il est nécessaire de concevoir clairement l'articulation entre l'intervention proposée et la discipline concernée. Un véritable projet, concerté et préparé en commun, est élaboré par les professeurs qui en assurent ensemble la mise en œuvre. Le professeur de philosophie s'attachera à analyser les notions et les problèmes permettant d'appréhender différemment et de façon complémentaire les thèmes et connaissances prévus par les programmes des différentes disciplines. Ces interventions peuvent se faire dans toutes les disciplines du tronc commun, dans les enseignements d'exploration en seconde ou dans les enseignements spécifiques en première. Une liste indicative de sujets est donnée dans l'annexe ci-jointe. Elles se dérouleront, pour chaque sujet, dans un horaire compris entre 2 et 12 heures, et ne devront pas dépasser en totalité 36 heures par année scolaire et par classe. 2. Prise en charge d'une partie de l'accompagnement personnalisé (classes de seconde et de première) Un professeur de philosophie peut prendre en charge une partie des 72 heures annuelles d'accompagnement personnalisé, de préférence en collaboration avec un ou plusieurs enseignants d'autres disciplines. Tenant compte de la liste indicative des sujets donnée en annexe, le projet proposé s'inscrit alors dans le cadre des objectifs assignés aux heures d'accompagnement personnalisé, notamment : aider les élèves à gagner en autonomie et accompagner leur projet d'orientation (cf. objectif n°1) ; mener avec eux des travaux interdisciplinaires (cf. objectif n°2). 3. Participation aux travaux personnels encadrés (classe de première) Les professeurs de philosophie peuvent prendre part à l'encadrement des travaux personnels encadrés (TPE), dispositif à caractère pluridisciplinaire. Ils contribuent à atteindre deux grands objectifs assignés aux TPE : développer l'autonomie des élèves (cf. objectif n°1) ; leur faire découvrir les liens qui existent entre les différentes disciplines et percevoir la cohérence des savoirs scolaires (cf. objectif n°2). Sauf dans le cas des TPE, ces interventions ne donnent pas lieu à une évaluation finale sous forme de notation. Toutefois les professeurs doivent veiller à évaluer les acquis des élèves au cours même de leurs interventions, qui ne se réduisent pas à de simples exposés ou conférences. Mise en œuvre Le ministère lance pour la rentrée 2011 un appel à projets sur l'introduction de la philosophie en classe de seconde générale et technologique et en classe de première des séries générales. L'extension de cette expérimentation à la classe de première des séries technologiques pourra être envisagée à partir de la rentrée 2012. Le recteur organise le recensement des projets proposés par les établissements et fixe les modalités de sélection et d'évaluation des projets, en lien avec les IA-IPR de philosophie. La liste des projets retenus est publiée au niveau académique et transmise à la direction générale de l'enseignement scolaire en avril 2011. Les projets sont financés dans le cadre des dotations académiques. Comme pour toute expérimentation, les équipes pédagogiques veillent à prévoir une évaluation et un bilan du dispositif mis en place. Les services académiques, et plus spécialement les IA-IPR de philosophie, recueillent et analysent les bilans transmis par les établissements au plus tard en mai 2012. La direction générale de l'enseignement scolaire centralise les synthèses académiques en fin d'année scolaire et élabore une évaluation de ces expérimentations en lien avec l'inspection générale de l'Éducation nationale. Le cahier des charges de cette expérimentation est joint en annexe.

Pour le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative 
et par délégation, 
Le directeur général de l'enseignement scolaire, 
Jean-Michel Blanquer 


Annexe Cahier des charges Les interventions des professeurs de philosophie en classes de seconde et de première, en coordination avec les autres professeurs, devront concerner de façon équilibrée tous les enseignements scientifiques, littéraires et artistiques, afin que les élèves comprennent que la philosophie a pour vocation de s'attacher à l'ensemble de la culture enseignée au lycée, à laquelle elle peut apporter l'éclairage historique, réflexif et critique qui est le sien. I. En classe de seconde générale et technologique Pour guider le choix des professeurs de philosophie, une liste indicative de sujets à traiter en priorité en relation avec les programmes de seconde est fournie ci-dessous : Français - « Réalité et réalisme », ou bien « Le concept de naturalisme », en relation avec « Le roman et la nouvelle au XIXème siècle : réalisme et naturalisme ». - « Persuader et démontrer », en relation avec « Genres et formes de l'argumentation : XVIIème et XVIIIème siècle ». Histoire-géographie - « La question du meilleur régime politique », en relation avec « Citoyenneté et démocratie à Athènes (Vème-IVème siècle av. J-C) ». - « Science, technique et représentations du monde », en relation avec « L'essor d'un nouvel esprit scientifique et technique (XVIème-XVIIème siècle) ». - « L'idée de Lumières », en relation avec « La Révolution française : l'affirmation d'un nouvel univers politique ». - « Progrès, risques, développement », ou bien « Société et développement durable », en relation avec le programme de géographie. Histoire des arts - Le professeur de philosophie choisira dans le programme de l'enseignement de l'histoire des arts les questions à dimension philosophique qu'il souhaitera aborder. Mathématiques - « La variété des signes (symboles, graphes, images, courbes, etc.) et leurs fonctions », en relation avec « Notations et raisonnement mathématiques ». - « Le hasard et la chance », en relation avec « Statistiques et probabilité ». Physique-chimie - « Les atomismes », en relation avec « L'atome ». - « Mouvement et repos », en relation avec « Le mouvement ». Sciences de la vie et de la Terre - « Le concept d'évolution », en relation avec « La biodiversité, résultat et étape de l'évolution ». - « Nature, milieu, environnement », en relation avec « Enjeux planétaires contemporains : énergie, sol ». Enseignements d'exploration - Le professeur de philosophie pourra intervenir dans le cadre des enseignements d'exploration. Il le fera par la formulation de problèmes, l'analyse de concepts, la présentation de textes relevant de sa discipline. II. En classe de première (séries générales et technologiques) Pour guider le choix des professeurs de philosophie, une liste indicative des sujets à traiter en priorité en relation avec les programmes de première est fournie ci-dessous : Français toutes séries - « Lecteur et spectateur », en relation avec « Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIème siècle à nos jours ». - « Poésie et vérité » en relation avec « Écriture poétique et quête du sens, du Moyen Âge à nos jours ». Enseignement littéraire en série L - « L'idée d'humanisme », en relation avec « Vers un espace culturel européen : Renaissance et humanisme ». Histoire-géographie - « La notion de totalitarisme », en relation avec « Le siècle des totalitarismes ». - « L'idée d'Europe », en relation avec « France et Europe ». - « Le problème d'un ordre mondial », en relation avec les thèmes 1, 2 ou 4 du programme d'histoire. - « Espaces, territoires, frontières », en relation avec les thèmes 1 à 4 du programme de géographie. Histoire des arts - Le professeur de philosophie choisira dans le programme de l'enseignement de l'histoire des arts les questions à dimension philosophique qu'il souhaitera aborder.
Sciences économiques et sociales en série ES - « Les sources philosophiques de la pensée économique », en relation avec « Les grandes questions des économistes ». - « Sociétés, communautés, identités », en relation avec « Sociologie générale et sociologie politique ». Mathématiques en série ES et L - « Parier, risquer, choisir », en relation avec « Probabilité ». Sciences en série ES et L - « Qu'est-ce que voir ? », en relation avec « Représentation visuelle (De l'oeil au cerveau) ». - « Genre humain, espèce humaine, idée d'humanité », en relation avec « Nourrir l'humanité », ou bien « Féminin/masculin », ou bien « Activités humaines et besoins en énergie ». Littérature étrangère en série L - « Langues, cultures, littératures «, en relation avec l'ensemble des thématiques du programme. Arts - « Que veut dire pratiquer un art ? », en relation avec l'une ou l'autre des pratiques artistiques prévues au programme. Mathématiques en série S - « L'idée d'infini », en relation avec « Dérivation ». - « Pensée et calcul », en relation avec « L'algorithmique ». Physique-chimie en série S - « Perception et réalité », en relation avec « Couleur, vision et image ». - « Qu'est-ce qu'une loi scientifique ? », en relation avec « Comprendre : lois et modèles ». Sciences de la vie et de la Terre en série S - « Les enjeux des biotechnologies », en relation avec « Corps humain et santé ». - « Le cerveau et la pensée : de nouvelles approches ? », en relation avec « Cerveau et vision : aires cérébrales et plasticité ». Sciences de l'ingénieur en série S - « Information et communication », ou bien « Qu'est-ce qu'une expérimentation ? », en relation avec l'ensemble du programme.
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Sur la notation, et les réunions d’entente et d’harmonisation au baccalauréat

Harmonisation de la notation aux épreuves écrites du baccalauréat

Références : Note de service n°95-113 du 9 mai 1995 publiée au Bulletin officiel n°20 du 18 mai 1995.

Dans certaines disciplines, les notes attribuées peuvent varier sensiblement d' un correcteur à l'autre quand par sondage une double correction est effectuée. Or, au regard des programmes et des définitions d'épreuves écrites, il est nécessaire de concilier l'homogénéité de correction avec la liberté pédagogique des professeurs et la souveraineté des jurys d' examens.

C'est pourquoi les dispositions applicables à la notation des épreuves notamment en ce qui concerne les procédures d'harmonisation qui ont fait la preuve de leur efficacité doivent être rappelées. Il appartient à chaque correcteur, dans l'ensemble des disciplines, de participer obligatoirement aux réunions d'entente et d'harmonisation déjà prévues par la réglementation antérieure. Ces réunions font partie du processus de correction. Leur importance justifie que chacun se fasse un devoir de contribuer à leur efficacité.

LA COMMISSION D'ENTENTE

Il s'agit pour la réunion d'entente de rappeler et de confirmer les exigences communément admises pour l'évaluation des copies, compte tenu de la spécificité de chaque discipline, dont l'explicitation est utile aux nouveaux correcteurs, aux candidats et à l'opinion en général, et surtout d'en ébaucher l'application par un exercice réel de notation en commun, avec la volonté pour chacun de confronter son jugement à celui des autres enseignants dans la recherche d'un point de vue qui ne soit pas celui (ou plus) celui d'un seul. Cet effort d'évaluation objective sera vain s'il n' est complété par l'adoption ou le rappel de quelques principes communs de notation, traduits également en termes concrets dans l'échelle des notes utilisée qui ne doit pas être comprise comme un barème, avec le souci de distinguer les copies, de valoriser les meilleures.

Il ne suffit pas que l'accord s'établisse entre correcteurs sur la hiérarchie qualitative des copies, il faut encore qu'ils utilisent les mêmes repères de notation. C'est lors de cette réunion que les correcteurs peuvent être invités à être explicites dans leurs annotations en tête et en marge des copies pour faciliter tout à la fois les délibérations des jurys (après lesquelles sont arrêtées les notes définitives), et répondre aux interrogations des candidats autorisés à demander la consultation de leurs copies. Un travail important doit être accompli au cours de cette réunion, qu'il faut reprendre et renouveler chaque année (avec de nouveaux correcteurs et sur de nouveaux sujets).

Le recteur veillera donc à la constitution des commissions d'entente, et à la diffusion de leurs recommandations à l'ensemble des correcteurs concernés. Ces commissions d'entente pourront avoir une dimension départementale ou académique selon les nécessités et les contraintes d'organisation. Ces commissions seront présidées par l'inspecteur pédagogique régional de la spécialité ou, en, cas d'impossibilité, par un enseignant désigné par lui. Cette faculté d' appréciation laissée à la commission d' entente ne doit toutefois pas la conduire à substituer aux recommandations barêmées un autre système de notation. En cas de difficultés particulières, il appartiendra aux académies utilisatrices de se rapprocher de l' académie pilote pour arrêter une position commune.

Par ailleurs, là ou elle n'existe pas, une permanence téléphonique d'information sera mise à la disposition des correcteurs dans l'hypothèse où ces derniers connaîtraient des difficultés particulières pendant toute la durée des corrections. Elle répond individuellement aux questions des correcteurs, donne avis et conseils. Elle peut alerter, sous couvert du recteur, l'académie pilote responsable du choix du sujet, en cas de difficultés inattendues survenues en cours de correction. Cette permanence sera assurée, dans toute la mesure du possible par un inspecteur pédagogique régional, ou à défaut, par un enseignant désigné par lui.

HARMONISATION DE LA NOTATION

La réunion d'harmonisation complète la réunion d'entente. Elle permet la comparaison des résultats (des moyennes et des répartitions des notes entre correcteurs et par sujet...), une nouvelle lecture de telle ou telle copie ou type de copie, la recherche des causes objectives susceptibles d'expliquer les écarts de notes importants, la révision éventuelle de certaines notes après discussion. Elle doit avoir lieu en fin de correction, mais de façon à permettre encore d'ultimes modifications. A cet effet, je demande aux recteurs de veiller personnellement au bon déroulement de ces réunions. Elle doivent se tenir à une date et une heure qui laissent aux correcteurs le temps d'avoir pris connaissance d'un certain nombre de copies.

En outre, à l'issue du premier groupe d' épreuves, les délibérations du jury doivent permettre la comparaison des résultats, à savoir des moyennes et des répartitions de notes entre correcteurs, le cas échéant par sujet. Afin de permettre ces comparaisons, les différents correcteurs sont tenus de remettre leurs grilles de notation (répartition des notes de 0 à 20 et moyenne) aux présidents de jurys. Par ailleurs, les jurys doivent disposer de toutes les informations statistiques nécessaires notamment sur la session en cours et les sessions précédentes.

Le président du jury a un rôle de décision en matière de relèvement des notes des candidats ; en cas de trop grande disparité dans la notation de certaines copies, après avoir recueilli l'avis du jury, il demande si nécessaire leur révision.

Le chef de centre d'examen peut également porter à la connaissance du président du jury, toutes les informations et les éléments utiles à la délibération, notamment ceux relatifs au déroulement des épreuves, aux contestations de notes.

LA NOTE

Le décret portant réglementation de l'examen précise que les notes varient de 0 à 20 en points entiers. L'échelle des notes de 0 à 20 doit être utilisée dans toute sa plénitude, au-delà des seuils critiques de 8,10 et 12. Il va de soi que ces dispositions concernent l'ensemble des disciplines. Il est en effet anormal que des copies considérées comme bonnes fassent l'objet d' une notation proche de la moyenne privant ainsi les meilleurs candidats de l'avantage légitime qu'ils peuvent escompter. En outre, l'usage d'une échelle limitée autour de la moyenne minimise l'influence de la discipline dans le résultat de l' examen. Par ailleurs, chaque note devant être exprimée en points entiers, lorsque plusieurs correcteurs participent à la notation d'une même épreuve, c'est la seule note finale qui peut être, en tant que de besoin, arrondie au point supérieur.

Enfin, le résultat de l'examen ne doit pas apparaître au candidat comme une décision dont la motivation lui échapperait : c'est pourquoi les notes doivent impérativement être justifiées par des appréciations claires et précises, autant sur les copies d'écrit que sur les bordereaux d'interrogations orales.

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    Les Instructions concernant le travail des élèves

    Circulaire n° 77-417 du 4 novembre 1977
    (B.O. n° 41 du 17 novembre 1977)
    sous le titre "L'enseignement philosophique dans les classes Terminales"

    Les Instruction du 2 septembre 1925 Anatole de Monzy

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    Les programmes de philosophie en classe de terminale

    Vous trouverez en pièces jointes dans le format pdf les différents programmes et instructions officielles que vous pouvez télécharger.

    Programme de philosophie en classe terminale des séries générales du baccalauréat

    B.O. 2003 n°25 du 19 juin 2003 MENE0301199A

    Programme de Philosophie en classe terminale des séries technologiques du baccalauréat

    B.O. 2005 n° 7 du 1er septembre 2005, Hors-série.

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