Le 7 mai 2026, la salle polyvalente du Lycée Baimbridge n’était pas une simple salle de classe, mais un centre névralgique d’innovation. Entre robots de cinéma et architecture bioclimatique, la finale académique des Olympiades de Sciences de l'Ingénieur a prouvé que la relève technologique de l'archipel est déjà prête à relever les défis de demain.
Le futur s'écrit au Lycée Baimbridge
Le matin du jeudi 7 mai 2026, une effervescence particulière régnait dans l'enceinte du LGT Baimbridge. Pour cette édition des Olympiades de Sciences de l'Ingénieur, 13 équipes ont relevé le défi de transformer une année de réflexion en prototypes opérationnels.
"L'objectif est de permettre aux élèves de travailler en équipe sur un projet innovant et expérimental... intégrant des travaux pluri-technologiques." — Source : Olympiades de SI
Plus qu'un concours, cet événement est un carrefour où s'entrecroisent l'audace de 60 lycéennes et lycéens avec la rigueur des filières Sciences de l'Ingénieur (SI) et Sciences et Technologies de l'Industrie et du Développement Durable (STI2D). En voyant ces jeunes inventeurs paramétrer un capteur ou peaufiner un programme, une question s'impose : et si les solutions aux crises de demain ne venaient pas de laboratoires feutrés, mais de la créativité de nos lycéens ?
L'ingénierie au service de l'art : Un mariage inattendu
Pour les élèves de Première, le thème était aussi audacieux que rafraîchissant : « L’ingénierie au service de l’art ». Ici, la technologie ne cherche pas la performance froide, mais devient le pinceau d'un nouveau genre. L'ingénieur moderne s'y révèle en facilitateur de culture, prouvant que la poésie peut naître d'un circuit imprimé.
Le premier prix de cette catégorie a été attribué à une équipe du lycée Baimbridge avec le projet "Smart Robot". Sous la supervision de M. Ducados, l'équipe formée par Meelaivia Jalentin, Ray-Ann Jhon et Kilian Kokla a conçu un robot de prise de vue en mouvement. Ce n'est plus seulement une machine, c'est un assistant de réalisation cinématographique capable de gérer les mouvements de caméra pour libérer la créativité d'un réalisateur (Une vidéo des élèves qui présentent leur projet sur le stand).
D'autres projets présentés par les équipes du lycée Chevalier de Saint George, encadrés par M. Montezume ont brillamment illustré cette symbiose :
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ArtMotion : Un socle orientable « intelligent » capable de sublimer une œuvre en l'exposant sous chaque angle de lumière.
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LumiArt : Un spot orientable haute précision pour une mise en valeur esthétique automatisée d'une œuvre.
Une ville de demain conçue par des lycéens
En Terminale, le pragmatisme était le maître-mot avec le thème « L’ingénierie au service de la ville de demain ». Face aux urgences climatiques, les élèves ont proposé des solutions, privilégiant l'autonomie et la gestion raisonnée des ressources.
Le lycée Charles Coëffin a remporté le premier prix avec le projet "Thermicity", un banc urbain chauffant utilisant l'énergie solaire. L'équipe composée de 4 élèves de spécialité Sciences de l'Ingénieur : Duhalde, Laurent, Laptes et Jacoby-Koaly était accompagnée par leur professeur, M. Sheikboudhou.
Parallèlement, le "Lampadaire Urbain Autonome" développé par le lycée Faustin Fleret, a impressionné par sa gestion de l'énergie en adaptant en temps réels ses deux sources d'éclairage au besoin des passants et automobilistes.
Une mention spéciale pour un projet ancré sur le territoire local avec le projet de "Bâtiment Tropical HQE" porté par le lycée Raoul Georges Nicolo de Basse-Terre. En misant sur une ventilation naturelle centrale, cette structure de bâtiment de restauration répond directement au défi énergétique de nos latitudes : rafraîchir sans surconsommer. C’est une bonne illustration de la force de ces projets : La capacité essentielle d’allier haute technologie et bon sens environnemental.
Un jury éclectique s'inscrivant dans le futur parcours des candidats
Les organisateurs du concours ont confié l'évaluation des travaux des équipes à des jurys exigeants, créant un véritable pont entre les salles de classe et le monde industriel.
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Jury 1 : Présidé par Grégory Potiron (Archipel des Sciences), entouré de Lancine Toure (enseignant SII en CPGE Baimbridge) et Clézia Rodef (Étudiante en INP).
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Jury 2 : Mené par Cédric Coco-Viloin (I-Nova), accompagné de Jimmy Nagau (enseignant d'informatique à l'Université des Antilles) et Laurie Gengoul (étudiante en PSI).
Ces experts ont scruté l'originalité, le défi technologique, la pertinence expérimentale et les présentations associés à chaque prototype.
La Guadeloupe, pépinière de talents scientifiques
Le choix du lycée Baimbridge comme hôte souligne son rôle de pilier de l'excellence scientifique dans l’académie. Avec ses spécialités SI (Sciences de l'Ingénieur) et NSI (Numérique et Sciences Informatiques) ainsi que ses classes préparatoires (CPGE et INP), l'établissement irrigue l'archipel de futurs cadres techniques.
L’événement a également mis en lumière les productions des élèves du lycée dans le cadre des Challenges NSI, rappelant que l'informatique est un allié indispensable de l'ingénierie moderne.
Soutenu par des partenaires de poids (EDF PEI, SARA, DEAL, etc.), ce rassemblement confirme que la Guadeloupe est un vivier de talents capables de rivaliser avec les meilleures académies nationales.
Culture scientifique, technique et industrielle