Philosophie

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Histoire de la langue créole à travers les textes anciens en créole du 18° et 19° siecles

Histoire de la langue créole à travers les textes anciens en créole du 18° et 19° siecles

   

  •  Centre Culturel E. Coradin, Saint Claude
  •  Le 15 novembre 2014
  •  0690570712 MOOSE' ART
  •  15H30
  •  Entrée Libre
  •    

    Dans le cadre de sa thématique culture et identité, les membres de l'association Moose'art  invitent  à une conférence présentée par Juliette Facthum-Sainton, (docteur en linguistique, chercheuse en linguistique, enseignante) sur le thème : 

    Histoire de la langue créole à travers les textes anciens en créole du 18° et 19° siecles.

    "Connaissant l'intérêt que vous portez à la connaissance de notre culture, ainsi qu'à sa diffusion, nous souhaitons vivement vous compter au nombre des participants.

    L'intervenante se fera un plaisir de nous présenter les fruits récents de la recherche sur l'écriture de la langue créole, à une époque où sans nul doute,notre langue constituait déja le lien de communication indispensable, entre les différentes couches sociales de la société guadeloupéenne. cette présentation sera suivie d'un large débat où chacun aura le loisir de s'exprimer sur une question aussi importante que celle de la langue créole, pivot incontournable de notre identité." 

    Les membres de l'association 

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    Conférence sur la "Parole et l'image", par Jenner Bedminster

    Que voyons-nous lorsque nous regardons une image, par exemple une photographie ? La question peut sembler absurde puisque la réponse semble elle-même évidente : ce que nous voyons c’est la reproduction mécanique, par un œil mécanique, comme le disait R Barthes « de ce qui ne pourra jamais plus se répéter existentiellement » ; ce que nous voyons dans une photographie c’est donc la reproduction indéfinie de ce qui n’a eu lieu qu’une seule fois. Aussi s’accorde-t-on pour dire qu’une image est une re-présentation singulière d’une chose singulière mais en son absence. L’image, en effet, fait voir, elle fait voir à nouveau, ce qui a été là mais n’y est plus : c’est le cas, non pas seulement pour une photographie mais également pour un souvenir par exemple : dans les deux cas on a affaire à une image, image externe et matérialisée pour la photographie et image mentale concernant le souvenir. La spécificité de l’image est donc de montrer son objet, certes, mais en le présentifiant dans ses détails les plus singuliers. En ce sens il est très clair qu’une image est à contempler et à voir et c’est d’ailleurs pourquoi elle ne peut parler. En effet, la parole ne s’adresse pas à l’œil qui ne peut ni entendre, ni écouter, mais à l’ouïe seule. L’œil n’écoute pas mais voit, c’est la raison pour laquelle on a pu légitimement parler de la peinture comme d’une « école du silence ». Bref, à première vue, l’image qui ne peut que montrer et donner à voir, est du côté de l’intuition sensible, du singulier, tandis que la parole qui peut seule dire le général et l’universel est du côté du conceptuel. A la limite l’image peut servir d’illustration pour ce qui est de l’ordre du général et du conceptuel mais nullement le dire. Tout à l’inverse, le singulier semble échapper à tout type de discours, de sorte qu’on ne peut que le montrer par une image.

    Pourtant, dire d’une image qu’elle est parlante ne semble pas être une totale absurdité. N’y a-t-il pas, par exemple, un sens à dire d’une image mensongère qu’elle parle ? Et par l’arrangement interne de son contenu, par le mode de traitement de la situation qu’elle présente et donne à voir, une peinture ne peut-elle nous parler de la joie de vivre comme dans Les fêtes Galantes, de la folie comme dans La nef des fous ? C’est qu’en fait une image est parlante au sens ou l’on dit qu’elle est suggestive, elle donne à penser. Seulement, il est difficile d’entendre parler une image car son langage nécessite un apprentissage et une étude de sa grammaire. A cette condition il est possible de dire que « l’œil écoute » et que l’image lui parle, que l’image donne à penser en donnant à voir.

    Nous avons donc un problème clair puisqu’il n’y a pas seulement une différence entre ces deux perspectives mais une opposition réelle: ou bien nous disons, en effet, qu’il est impossible qu’une image parle et dans ce cas elle s’oppose au concept et à la pensée dont relève la parole; ou bien il n’en est rien mais alors il faudrait montrer en quoi il y a une grammaire de l’image qui nous autorise à dire qu’elle parle à l’œil.

    La suite de l'intervention en pièce jointe 

    Nuage de mot 
    image Langage
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    Conférence sur le bonheur, par Jenner Bedminster

    Lorsque l’on s’interroge sur le sens de la vie et sur ce qui rend valable l’existence entière, trois idées viennent spontanément à l’esprit : la moralité, la justice et le bonheur. Pourtant, des trois idées, il semble que c’est le bonheur qui est central, parce qu’il est la condition nécessaire et suffisante d’une vie réussie. En ce sens, on dit que le bonheur est un bien suprême, un Souverain Bien, car il est ce que vise tout homme, il est le désirable absolu : en effet, il ne viendrait à l’idée de personne de se demander « à quoi bon être heureux ? » Et en même temps, il est ce que l’on vise pour luimême, il vaut par soi seul. Ainsi, je ne veux pas être heureux pour autre chose que pour le bonheur lui-même. Bref, c’est un bien indépassable, un bien ultime. Néanmoins, si l’on demande ce qu’est le bonheur et comment l’atteindre, les difficultés se précisent. En effet, bien que nous ayons tous une idée vague du bonheur, lorsque l’on nous demande d’en définir le contenu, les mots semblent manquer, ou bien alors, personne ne s’accorde sur le contenu. Les hommes, qui s’accordent si bien sur le mot, ne s’entendent pas sur la chose : en effet, tous appellent « bonheur » ce qu’ils désirent absolument, mais tous ne désirent pas les mêmes choses…. Le langage commun décide alors, par convention, de fixer une définition, en même temps qu’une voie d’accès au bonheur : on s’imagine alors le bonheur comme une sorte de plaisir ou, plus précisément, comme un état de complète satisfaction, différent du plaisir seulement par la durée et par l’intensité. Tout notre être y trouverait un contentement sans reste. Inséparable de cette définition se dessine un art de vivre, sensé nous conduire au bonheur : pour être heureux, il faudrait maximiser le plaisir, l’intensifier, le prolonger et, bien sûr, éviter les douleurs. Néanmoins, l’identification du bonheur au plaisir est problématique, tout simplement parce que nous pouvons éprouver du plaisir sans être heureux. Il en va ainsi des plaisirs de table. Une vie remplie de plaisirs de table n’est pas, pour autant, une vie réussie. Il faut bien que le bonheur soit autre. Et il n’est pas non plus la somme de tous les plaisirs, car à ce compte-là, une seule vie n’y suffirait pas. Si nous considérons ces difficultés, il apparaît clairement que le bonheur n’est rien d’évident, alors que le malheur a l’évidence pour lui. Il semble même y avoir sur ce point une asymétrie entre le bonheur et le malheur. Il y aurait, en effet, une sorte d’évidence du mal pour une une non-évidence du bonheur. La preuve, c’est que face à la souffrance, nous ressentons comme une sorte d’injonction morale ; or, il ne semble pas y avoir une injonction morale à contenter quelqu’un, à faire son bonheur. Si ceci est vrai, alors seul le malheur est possible, et le bonheur dont nous parlons n’est qu’une illusion, un leurre ou une production de l’imagination… à moins que plaisir et bonheur ne soient distincts, mais essentiellement inséparables. D’où ces quelques interrogations : le bonheur est-il identique au plaisir ? Le bonheur n’est-il qu’une illusion ?   La suite de l'intervention en pièce jointe
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    L'identité en procès

    Conférence-débat

    proposée et animée par Jenner Bedminster

    "L’identité en procès"

    jeudi 27 février à 19h

    "Casa del Tango" à Jarry, rue Alfred Lumière

     

    Il arrive parfois que nous nous posions la question de notre identité « Qui sommes-nous ? » « Qui suis-je ? » Or nous croyons comprendre exactement cette question parce que nous disposons ordinairement de réponses simples lorsqu’elle est posée. Connaître l’identité de quelqu’un c’est pouvoir dire où il est né, quand il est né, ce qu’il fait dans la vie, qui sont ses parents ou ses amis, quelle est sa filiation, quelle est sa religion, etc. Pourtant, cette réponse remplace une authentique question d’identité par celle de l’identification. Qu’est-ce qu’identifier quelqu’un ? Identifier quelqu’un c’est lui demander, comme le fait par exemple la police, ses papiers d’identité. Identifier quelqu’un c’est être capable de déterminer à quel ensemble il appartient, de quel ensemble il fait partie : il est français, c’est un homme noir, il appartient à la communauté des professeurs, il est antillais, etc. Identifier quelqu’un c’est aussi le reconnaître comme étant numériquement le même individu sous des rubriques différentes. Par exemple, l’auteur du « Cynisme des chiens » est le même que l’auteur de « L’innommable Raphaël Confiant » et il est le même que l’organisateur du café-débat de la « casa del tango ». Quand donc je dis que je suis guadeloupéen, que je suis français, ou que je suis un homme ou une femme, je crois répondre authentiquement à la question de mon identité, celle de savoir qui je suis, alors qu’en fait je ne fournis qu’un critère d’identification, je me désigne comme « on » me désigne. Je ne suis alors qu’un exemplaire parmi d’autre. Pourtant, normalement, sauf cas de maladie grave, en me posant la question de mon identité à moi-même je ne semble pas chercher à savoir ce que m’indique mes papiers d’identité, comme si je devais me faire passer à moi-même un « contrôle d’identité ». En fait je pose une toute autre question, celle de mon identité personnelle. Par conséquent, si la question de l’identification se pose du dehors en troisième personne, elle porte en fait sur ce qui me constitue en tant que l’individu que je suis malgré moi ; en revanche lorsque j’en viens à me poser à moi-même la question de mon identité elle portera non pas sur l’individu que je suis mais sur la personne que je suis, et il est absolument impossible de la traduire en troisième personne sans la trahir profondément. Et c’est pourtant ce que l’on ne cesse de faire dans les « revendications identitaires » : identité ethnique, identité communautaire, identité régionale, etc. Toutes ces expressions désignent une appartenance à un groupe, à un ensemble (mathématique ?) dont je ne suis qu’un élément parmi d’autre. Cet ensemble lui-même ne parvient à s’affirmer dans son unité qu’en s’opposant à un autre ensemble, c’est l’opposition du même et de l’autre qui guide alors la quête de l’identité. C’est ce qu’on peut appeler le « piège » des revendications identitaires. Il convient donc de revenir, pour plus de clarté, à la question de l’identité en première personne et au lieu de la poser au niveau collectif, « qui sommes-nous ? » il faut d’abord la reposer à la première personne du singulier « qui suis-je ? ». Je me demanderais donc dans cette conférence ce que veut dire « identité » lorsqu’on l’utilise avec le possessif : « mon identité » et non pas « notre identité » « son identité » ou encore « ton identité ». Je la soumettrai à l’analyse en m’aidant des instruments de la philosophie. J’espère ainsi que la question de l’identité ainsi reconfigurée permettra de résoudre plus de problèmes qu’elle n’en soulève à son tour. Et en dissociant provisoirement les deux questions, celle de « mon identité » de celle de « notre identité », j’espère qu’on pourra obtenir les moyens de mieux s’orienter dans les questions d’identité collective, en évitant précisément les pièges de « la logique identitaire » qui s’apparente à une simple identification de préfecture de police.

    Jenner Bedminster, février 2014 

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    Colloque au Lycée Hyacinthe BASTARAUD

    Vendredi 11 mars 2016

    9 heures 30 – 11 heures

    COLLOQUE Organisé par la classe de Terminale Littéraire du lycée H. Bastaraud

    « La pensée face au monde d'aujourd'hui et de demain »

    Mme Paula LA MARNE, Inspectrice d'Académie – Inspectrice Pédagogique Régionale de Philosophie : « Qui est l'Autre ? »

    Mme Madly JACOBY, Educatrice de rue au CISMAG : « L'Autre en devenir »

    Vendredi, 11 mars, 2016 - 06
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